mardi 3 novembre 2009
Anatomie d'un réveil
" Eurg...Euh...Et merde. Oh non pas déjà quand même ? Putain de réveil de merde. Je hais l'enfoiré qui a inventé cette machine. Et Laurent Voulzy à la radio en plus, manquait plus que ça. Ma journée est déjà gâchée tiens. RFM vous êtes vraiments des salops. Nan pire, des fumiers. Bon attends il est quelle heure là ? Putain j'arrive même pas à ouvrir les yeux. Bon allez à trois je les ouvre vite fait. Un, deux, trois ! Nan c'est trop dur j'y arriverai jamais ! C'est possible des yeux qui restent collés toute la vie ? Nan je pense pas quand même. Putain c'est quoi le truc qui est en train de me toucher la cuisse là !? Aaaaahh !! Ah nan c'est rien c'est ma main. Dis donc j'ai au moins bavé six litres cette nuit, new personnal record j'crois bien. Bon il est quelle heure là sérieusement ? A trois j'ouvre les yeux. Nan à dix, c'est mieux. Un, deux, trois... quatre...... cinq........ Putain j'ai failli me rendormir. Vas-y fait pas le con t'as cours à 8h00. Quel cour déjà ? Médiévale ? Nan c'est pas possible c'est le mardi ça. Mais on est quel jour au fait ? Jeudi je crois. Attends j'ai fait quoi hier déjà ? Je sais plus. Ah si, y avait ce film là à la télé. Quel film déjà ? Je me rappelle plus. Mais je pense qu'on était mardi hier. Ouais c'est ça, c'était mardi. Oui j'ai eu médiévale ! On a parlé de quoi ? Je me souviens plus. On s'en branle de toutes façons. Sans déconner, il est quel heure là ? Si ça s'trouve, je suis déjà en retard. Panic Room ! Voilà le film d'hier soir. Avec Jodie Foster. Elle a quel âge en vrai, elle ? Donc si on résume, on est mercredi là. Oui c'est bien ça. Donc j'ai histoire moderne à 8h00. Nan attends c'est le jeudi ça. T'es sûr ? Si j'te l'dis. J'ai géographie ce matin. Et merde. Là c'est sûr ma journée est définitivement gâchée. J'ai même plus envie de me lever tiens. Et puis merde, j'me rendors ! Nan arrête de déconner. J'ai dis que j'arrêtais de sécher. Elle doit avoir à peu près 40 ans. Mais il est quelle heure là ? J'ai les yeux tout collés, c'est abusé. Il faudrait que j'me les frotte mais impossible, ma main est coincée sous ma jambe. Et l'autre ? Je ne sais pas, j'ai pas vérifier. J'vais essayer de la bouger pour voir. C'est bon elle est là. Putain déjà 7h09. Au pire je prends pas de petit déjeuner et j'peux dormir jusqu'à 7h17. J'peux même aller jusqu'à 7h24 si j'me rase pas. Oui c'est très bon ça. 15 minutes de bonheur et de chaud encore. Par contre après c'est sûr j'me lève. A 7h25. Quoi que 7h30 ça sonne mieux. Enfin 7h31, j'aime pas les chiffres ronds"
Ca c'est moi, dans ma tête, chaque matin au réveil. C'est à dire que je me lance tout seul dans l'assemblage d'un nouveau puzzle 5000 pièces, avec des tas de questions qui servent à rien, des réfléxions à la con et des équations pour gratter le plus de temps possible de sommeil. Rassurez-moi, c'est pareil chez vous ? C'est pareil hein ? Dites ?
jeudi 15 octobre 2009
Un jeudi soir sur la terre...
Si vous êtes un habitué de ce blog, vous ne serez pas surpris si je vous dis que la session Jeudi soir étudiant 2008-2009 fut un excellent cru, un millésime dirais-je même si je me laissais aller. Cette nouvelle saison, bien qu'ayant eu quelques petites difficultés à se mettre en route, avouons-le, semble à présent bien partie elle aussi. Alors je vous ai déjà raconté quelques soirées ici ou là, mais jamais encore je vous ai fait pénétrer, si j'peux me permettre l'expression, à l'intérieur de l'anatomie d'un jeudi. Retour donc sur toutes ces petites phrases qu'on entend ou qu'on prononce au moins une fois un jeudi soir à Brest, sur la place publique :
- Je sais pas pour vous mais, moi je crois que je suis bourré.
- Oh po pop ! Pas plus que le bord !
- La fille là-bas, elle a quand même l'air vachement mignonne.
- Elle a aussi l'air vachement bourrée.
- Tu peux préparer la bassine là je crois, ça va plus tarder maintenant.
- Faut vraiment que je me déteste pour me détruire le foie comme ça, vous croyez pas ?
- Je commence sérieusement à me geler les couilles là, pas vous ?
- C'est fou ! On se croise tout les jours à la fac et c'est la première fois qu'on se parle !
- Et je nous découvre c'est formidable passion pour l'alcool !
- Je suis fini les gars, fi-ni !
- Putain, j'arriverais jamais à rentrer chez moi j'crois.
- Tu crois qu'elle est célib' la fille là ?
- Hey ! Mais qu'est-ce que tu fous là toi !
- Y a quoi dans ta bouteille ? Je peux goûter ?
- J'ai déjà bu tout ça, moi ?
- Ah t'es venu finallement !
- Lui en vrai faut vraiment qu'il arrête de boire, il a l'alcool mauvais.
- Bon bah, à Zidane !
- Et dire que j'ai cours demain...
- Qui vient avec moi draguer la fille qui arrive là-bas ?
- Putain j'ai chaud !
- T'as bu quoi toi pour être dans cet état ?
- Bah dis-donc si j'baise pas ce soir j'suis vraiment un con moi !
- Arrêtes tes conneries t'as pratiquement rien bu ! Arrête dont !
- Regardes moi ça cette bande de déchets...
- On est pas comme ça nous hein ? On est pas comme ça hein ?
- Les gars, j'ai pas trop envie de m'avancer, mais je crois qu'on a perdu bidule.
- Il est passé où encore cet enfoiré ? Bordel il est chiant.
- Je crois que c'est mort pour aller en cours demain là.
- Putain l'addition va être lourde tout à l'heure. En vrai j'vais trop en chier !
- Bon on bouge là où j'me torche la gueule à plus pouvoir me déplacer ?
- J'ai mal au ventre...
- J'crois que je vais gerber.
- Ils sont débiles à faire des courses de poubelles. N'empêche que ça a l'air rigolo.
- Tu vas en cours toi, demain ?
- Moi vivant, tu ne rentreras pas toute seule !
- J'ai trop faim !
- Personne a de l'eau là ?
- Vas-y bois pas tout, j'ai que ça.
- Et tu me donnes quoi en échange, si j'te prête ma bouteille ?
- Tu sais où j'ai moyen de pisser là ?
- Il est énorme le type là-bas !
- Nan mais attend, j'vais te ramener chez toi.
- T'as moyen de m'avoir son num à elle ?
- Là c'est bon, j'arrête de boire.
- On s'est pas déjà croisés, nous deux ?
- Tout le monde se barre... On y va ?
- Trouves-moi une fille à draguer. Une qui a de l'alcool s'il te plaît.
- J'vais pas tarder à parler de cul, je vous préviens c'est iminent.
- J'avais pourtant dit molo ce soir.
- Parlez-moi pendant que je le peux encore.
- On fait la course ?
- Vous avez pas vu Monsieur Leroux ?
- T'es en socio toi, pas vrai ?
- J'suis défoncé, et j'continue quand même à boire, j'vais le payer très cher ça.
- Ce verre, il est pour les chiottes taleur en rentrant, c'est sûr.
Bien entendu, ceci n'est qu'un minuscule aperçu de tout ce qu'on peut entendre un jeudi soir. Mais j'ai quand même envie de dire que dans un bon jeudi bien réussi, elles ont toutes leur place. D'ailleurs, ce soir, il est hautement possible qu'elles soient toutes là, que ce soit au cube à ressort ou à Liberté. C'est pourquoi, je demande d'avance pardon à tout les gens qui me croiseront ce soir et qui seront choqués, voir même ulcérés, par mon comportement probablement lamentable et mon taux d'alcoolimie excessivement élevé, ainsi qu'à mes collègues de boulot qui devront composer avec ma gueule de bois demain. Quoi que, comme dirait un de mes patrons au mcdo', et on se quittera là-dessus :
Boire ou conduire, il faut choisir. Moi j'ai choisi, j'habite en centre ville.
dimanche 11 octobre 2009
Boulevard de la mort - Partie 3/3
Enfin sauf là, ils ont pas eu le temps de lâcher (mes nerfs). En effet, je continue à rouler, j'suis revenu sur une route droite et j'suis plus qu'à un kilomètre de chez moi donc le bout du tunnel est proche, j'peux commencer à décompresser. Et c'est là que tout à coup, je jette un coup d'oeil sur mon tableau de bord, comme ça juste histoire de vérifier. Et là qu'est-ce que je vois ? L'aiguille du compteur tour moteur, vous savez celui qui est juste à côté du compteur vitesse, qui descend d'un seul coup à zéro et qui bouge plus ! Alors que moi j'suis toujours en train de rouler quoi. Ca veut dire que pour le tableau de bord, mon moteur ne tourne plus, il est éteint. Sauf que jusqu'à preuve du contraire, ma voiture avance ! Donc là j'comprend plus du tout. Et c'est à ce moment là que tous mes voyants de mon tableau de bord s'allume d'un coup. Et fait encore plus inquiétant, le compteur de la température du moteur qui grimpe en flèche ! Exactement comme dans les films d'action américain ! Je sais pas si vous avez déjà vu "Le gendarme en ballade" mais y a un moment dans le film où Louis de Funès et Michel Galabru sont en train de désamorcer un missile sur une table. Et Louis de funès il sue 10 litres de flotte par minute. Et bien très sincèrement, je suais pareil que lui à ce moment là. J'étais tout rouge et tout, je commençais à trembler, je sentais plus mes jambes, j'avais la glotte qui remontait toutes les deux secondes enfin bref la panique. Forcément, parce que quand ton volant est bloqué, ton tableau de bord complètement affolé et ton moteur qui chauffe à mort, tu te dis que logiquement, la prochaine étape, c'est carrément l'explosion de ta bagnole. Tu t'attends à tout. Alors moi direct, réflexe de survie : j'ai éteint l'autoradio. Parce que je me suis dit bon, que je crève, c'est une chose, mais que je crève en écoutant Chérie FM, nan ça je ne veux pas. Ca va être marqué dans mon article dans le journal après "Le jeune homme écoutait Chérie FM quand sa voiture a explosé" ou même sur ma tombe "Mort en écoutant Chérie FM". Nan surtout pas. Mourir d'accord, mais mourir dignement, quand même.
Enfin bon, il se trouve que finallement je ne suis pas mort, j'ai finallement réussi à arriver chez moi sain et sauf. Deux grosses oréoles sous les bras et le slip tout mouillé (c'est les deux endroit qui suent le plus, j'y peux rien) mais sain et sauf. En sortant de la bagnole, j'ai constaté que mon pneu avant gauche était crevé. Un pneu Michelin pratiquement neuf qui m'avait coûté la peau des burnes. Me demandez pas pourquoi il a crevé, je ne saurais pas vous répondre. Ca doit faire partie du "pack cadeau" de la journée. J'suis rentré chez moi, j'ai déposé mes affaires dans ma chambre, j'ai appelé mon père pour tout lui raconté ce qu'il m'était arrivé. Ensuite j'ai raccroché et allez savoir pourquoi, j'ai pleuré. Puis je suis reparti pour aller travailler et j'ai raconté mon histoire à tout mes collègue de boulot en rigolant comme un salaup.
Sinon, désormais j'organise des ballades en voiture tout les jeudis après-midi entre 14h et 16h, avec ronds points au programme. Frissons garantis ! Une espérience unique à vivre seul ou entre amis ! 12,50€/adulte, 5,50€/enfants. Réservation ici-même, sur Comatique !
FIN
mercredi 7 octobre 2009
Boulevard de la mort - Partie 2/3
Souvenez-vous. Grégory, notre valeureux et incorruptible héro finisterien, était au volant de sa wolkwagen Polo quand soudain, il s'aperçut non sans surprise que son volant ne tournait plus. Il est 17h30 et sa vie est désormais en danger de mort. Parviendra t-il à se sortir de ce mauvais pas ? Réponse dans un instant.
Le virage est passé et miracle, je suis toujours en vie. Mais mes ennuis sont loin d'être terminés parce que devinez quoi, dans 500 mètres, j'me tape un rond-point. Donc là je commence un p'tit peu à paniquer tout de même. J'vous rappelle que, comme son nom l'indique, un rond-point c'est rond, et que moi, mon volant il tourne pas. Donc forcément je commence à passer légèrement en zone rouge, j'ai les mains qui deviennent moites, je commence à rougir bref, le stress total quoi. Et en même temps j'me dit "Bon, Greg, panique pas, ça sert à rien. Tu vas t'en sortir, t'en fais pas. Tu t'en sors toujours. Seulement, j'ai pas envie de te mettre la pression hein, mais t'as 500 mètres pour trouver une solution, sinon t'es quand même bien dans la merde". Et c'est vrai que, dans ces moments là, tu regrettes un peu de pas être comme ces héros dans les séries télés américaines des années 80, vous savez qui, à chaque fois qu'ils ont un pépin avec leur bagnole, se penchent sur leur siège tout en continuant à conduire d'une seule main et sans regarder la route, arrachent le couvercle de leur boîte à fusibles et coupent un fil (y en a des dizaines mais ils arrivent toujours à trouver le bon, on sait pas comment) pour se sortir du sale pétrin dans lequel ils se sont empétrés. Mais bon, il se trouve que moi je n'ai pas de doctorat mécanique comme eux, et que je suis pas entouré de réalisateurs américains non plus, donc j'ai vite oublié. J'ai plutôt pensé à mon téléphone pour appeler au secours. Mais bon, cette saleté de machin était coincé dans ma poche gauche de jean, elle même bloquée par ma ceinture de sécurité. Tout ça à cause de qui ? Des connards de la sécurité routière qui veulent pas voir d'appareil pouvant distraire le conducteur à portée de main. Enfin bon, d'façon je trouvais que ça faisait un peu trop "coup de fil à un ami" dans Qui veut gagner des millions :
"Ouais, allô Papa ? Ca va ? Ouais je t'appelle parce que je suis arrivé à la question pour rester en vie là, et j'ai besoin de ton aide. T'es prêt ? Alors voici la question : je suis sur une route sans bande d'arrêt d'urgence et mon volant ne tourne plus. Que dois-je faire ? Alors réponse A : j'arrête la voiture au milieu de la route et je fais chier bison futé en créant un embouteillage. Réponse B : J'essaye de couper un fil dans la boîte à fusible comme Richard Dean Anderson dans l'épisode 22 de la saison 5 de Mac Gyver. Réponse C : je continue et j'attend tranquillement la mort. Réponse D : La réponse D. Alors, t'as une idée ? Il te reste 50 mètres ! Vite !!"
Trop tard de toute manière, le rond point arrive. D'façon, j'vais vous dire, arrivé là, reste plus qu'à prier. J'crois que c'est le minimum. Surtout que, pour couronner le tout, c'est la dernière sortie que je prends, vous savez celle qui est bien tout à gauche, celle où il faut bien faire le tour pour y aller. Histoire de bien compliqué les choses quoi ! En tout cas, là j'peux vous dire, le code de la route, j'en avais plus rien à branler. J'ai fais tout le rond point sur la file de droite, j'ai bien casser les couilles de tout le monde, j'ai du me faire traiter d'enculé au moins quatre fois sur la traversée, rien à foutre ! Ma sécurité avant celle des autres quand même ! J'suis même passer sur le rebord du trotoir à un moment. Bah j'arrivais pas à prendre bien la courbe de la sortie, donc j'ai du me résoudre à rouler carrément sur les plantes au bord de la route. Enfin, l'important c'est que finallement j'ai réussi à survivre à ce maudit rond point, enfin ce "carrefour giratoire" comme elle dit la connasse du DVD code Rousseau. Comme si elle pouvait pas faire comme tout le monde cette pute, franchement . J'suis désolé j'suis vulgaire, mais bon essayez de traverser comme moi un rond point sans courroie de direction aussi. Vous allez voir si vous aurez pas les nerfs qui lâchent après ça.
TO BE CONTINUED...
lundi 28 septembre 2009
A qui le tour ?
Ca c'est ton espace de danse et ça c'est mon espace de danse.
Je n'envahis pas ton espace alors tu n'envahis pas mon espace.
Ok, Bébé ?

J'ai quand même l'impression qu'il fait très mauvais être une célébrité en 2009. Michael Jackson, Farrah Fawcett, René des Musclés, Patrick Swayze, Sim et maintenant Filip des 2be3. C'est une véritable hécatombe. Ca fait six, et on est que en Septembre. Je suis pas sûr qu'on est déjà eu un aussi grand cru au cours des décénies précédentes. Et encore, sans compter Mouss Diouf qui est dans le coma, Laurent Fignon qui a le cancer et Loana qui est en désintox'. Donc si on décidait de prendre à la louche, on pourrait en compter neuf si on voulait. En plus vous avez remarqué, on va de surprise en surprise, vraiment. Demain si ça s'trouve, on va nous annoncer les morts de Vanessa Paradis, de Dany Boon et de Jean-Luc Delarue si on continue comme ça. Nan franchement, ceux qui ont envie de devenir des stars, si j'peux vous donner un conseil, attendez 2010, moi j'pense que ça vaut mieux.
En tout cas je ne sais pas pour vous mais, moi j'ai vraiment l'impression qu'on m'enlève quelquechose quand y a une célébrité qui meurt comme ça. Sans déconner, j'ai l'impression que ça me touche personnellement quoi. C'est con hein ? Mais n'empêche que c'est vrai. Par exemple j'me souviens quand Jean Lefebvre est mort, j'étais vachement triste tu sais. Parce que le gendarme, ça a quand même bercé toute mon enfance. Et quand il est parti, c'est comme si il avait emporté avec lui une partie de ma vie passée. Bon, j'vous rassure, sur les six là, y en a pas beaucoup qui ont marqué mon enfance. A part peut-être Filip des 2be3 evidemment. Ca va, vous foutez pas de ma gueule, on est tous pareil. Tous les gars qui arrivaient à l'adolescence à la fin des années 90 se sont tous imaginé au moins une fois danser une choré endiablée avec une chemise en satin complètement ouverte. Y a pas que moi. Si ? Nan arrêtez vous me faîtes peur.
N'empêche, ça la fout mal pour les deux autres membres du groupe cette histoire (Adel et Franck pour ceux qui connaissent pas et qui étaient donc dans le coma ou sur un autre continent entre 1996 et 1998). J'veux dire, si par exemple ils avaient eu envie de faire un retour fracassant à la Backstreet Boys ou à la Spice Girls. Bah ouais, du coup comment ils vont faire pour le nom du groupe ? Ils vont mettre 2be2 ? Arrêtez, c'est ridicule. En plus dans 2be2, si tu prêtes bien l'oreille, y a "bite". Ou même pire, on pourrait faire des jeux de mots avec "t'habites-où ?". Du coup les mecs ils feraient que de se tapper des vannes genre "Alors Franck, t'habites où ? ah ah" ou encore "Eh Franck, t'as mis où ta bite ? ah ah ah" ou même encore "Franck, tou bi or not tou bi hein ! ah ah ah". Bref, ça le ferait trop pas comme on dit dans la banlieue de Brest. Donc pour le retour, j'crois que c'est baisé les gars. Va falloir réfléchir à autre chose.
En tout cas, j'vais vous dire un truc, Filip des 2be3, on peut lui faire plein de critiques, mais on pourra pas dire qu'il a menti lui au moins. J'm'explique. Regarde Claude François. Il a pas dit dans sa chanson "Quand tu souris, je m'envole au paradis". Bah moi je suis pas sûr que quand sa gonzesse lui souriait il s'envolait réellement au paradis (à part la fois où elle est venue lui sourire pendant qu'il était en train de prendre son bain). Un autre exemple : Francis Cabrel. Il dit pas à un moment "Quand je serais fatigué, j'irais dormir chez la dame de Haute-Savoie". Ca m'ettonerait qu'il le fasse vraiment tiens ! Ca lui reviendrait beaucoup trop cher en essence ou en billet de train si à chaque fois il se tappe 400 bornes pour aller dormir chez cette gonzesse. Par contre, Filip des 2be3, lui il a dit "Partir un jour, sans retour, sans se retourner". Bah lui au moins il a été réglo ! Enfin quelqu'un qui a dit la vérité ! Non mais ho.
jeudi 10 septembre 2009
Boulevard de la mort - Partie 1/3
Vous ne le savez pas mais, j'ai déjà frolé la mort plusieurs fois. Et oui, ça paraît étonnant comme ça mais les voitures, cette diabolique et terrible invention humaine (ouais en ce moment il faut surtout pas hésiter à chier sur les voitures, ni sur tout ce qui peut poluer. Ca fait plaisir aux écolos et à leur taxe carbone), a failli mettre fin à mes jours à maintes reprises. Il y a par exemple eu la fois où je suis arrivé à un stop en voiture et que j'ai oublié de contrôler un côté avant de m'engager (bien con le gars aussi), alors qu'il y avait juste une voiture qui arrivait à 90 km/h sur le côté et que je n'avais par conséquent absolument pas vue. Et bien j'ai évité le drame de peu, sur ce coup. Enfin surtout ma soeur qui était sur le siège passager. Moi je m'en serais sorti je pense. Bon là j'avoue, c'était quand même un peu de ma faute. Il y a aussi eu la fois où je traversais une petite ruelle en ville et qu'une voiture a déboulé à fond les ballons. Fierté oblige, je n'ai pas voulu accélerer le pas pour me mettre à l'abris sur le trotoir d'en face, pour ainsi forcer la voiture à ralentir et arracher ainsi une victoire morale sur elle. Mais que nenni, le conducteur était encore plus fier que moi (et encore plus con aussi). Et bien j'vous jure, j'ai senti passer le souffle de la voiture derrière moi et elle m'a touché le talon. Dix centimètres de moins, et j'avais plus de jambe. Bon là j'avoue, je l'aurais quand même un peu cherché. Il y a encore eu la fois où je traversais une route à deux voies pour me rendre au collège, que la gentille dame de la première file m'a laissé passer avec un grand sourire genre "vas-y mon petit mignon" (ouais j'étais vraiment irresistibe avec mon sac à dos poivre blanc) , alors que le méchant monsieur de la deuxième file qui n'en avait rien à branler et qui ne m'avait pas calculé une seule seconde a continué à accélerer, ignorant le passage piéton et le gentil petit bout de choux innocent qui traversait. Son rétro m'a touché la doudoune (c'était les années 90) et la gentille dame est sortie de sa voiture pour vérifier si j'allais bien. Je venais de toucher du poil la catastrophe. En tout cas, là j'avoue rien du tout, parce que c'était vraiment pas de ma faute. Enfin, malgré tout ça, je suis encore vivant. Le contraire vous aurez étonné en même temps. Si, un peu quand même.
Et bien mesdames et messieurs, figurez-vous que la malédiction continue ! J'ai encore une fois éviter le drame pas plus tard qu'il y a deux jours. J'vais vous dire un truc, j'ai la très désagréable impression que l'industrie automobile tout entière veut ma peau. Et j'dis ça sans aucune exagération. De toutes façon, ces derniers jours je me disais tiens c'est marrant, ça fait longtemps qu'il ne m'est pas arrivé de grosse frayeur en bagnole, ça va pas tarder à me tomber sur le coin de la gueule cette histoire. Et bah, je croyais pas si bien dire tu sais ! La prochaine fois je toucherais du bois tiens. En plus là, j'ai été trahi par mon propre sang. Ma propre voiture s'est retournée contre moi ! Cete bougresse a bel et bien failli me tuer ! C'était mardi dernier ! Vous vous rendez compte, vous auriez pu ne jamais lire cet article. Ca fait peur hein ? Comme quoi la vie tiens à rien des fois. Bon, à la place vous auriez eu un tout aussi bon article dans le journal dans la rubrique faits d'hiver mais bon, moi ça m'aurait quand même un petit peu embêté. D'ailleurs, le 28 mars 2008, je disais à un collègue à moi alors que je venais d'acheter mon billet pour aller applaudir Mylène Farmer au Stade de France le 12 Septembre 2009 (après demain donc) "Putain, c'est quand même dans un an et demi cette merde. Tu te rends compte, j'ai le temps de crever trois fois d'ici là". Et bah ça a failli, à 4 jours du but. La prochaine fois je fermerais ma gueule.
Aller, j'vous raconte. J'étais tranquillement en train de rouler - autoradio à fond la caisse - fenêtre grande ouverte - Chérie FM - et un chef d'oeuvre : Encore un matin de Jean-Jacques Goldman. Donc forcément, je suis complètement à fond dans la chanson, genre rock star en concert. Je chante ultra fort, je fais des percutions sur le volant, limite j'immite le micro et j'appelle le public à reprendre avec moi. (Ca va, vous foutez de ma gueule, vous le faites aussi. Ca vous est déjà arrivé de donner un concert dans votre voiture). Donc ça fait :
Un matin, UN MATIN !
Ca ne sert, CA NE SERT !
A rien, A RIEN !
Bref, vous voyez le genre. Quand tout à coup, je me dis tiens, j'ai l'impression que mon volant tourne plus dis-donc. Puis j'me dit mais nan, arrête tes conneries, un volant ça se bloque pas, ça se saurait si c'était le cas, ce serait beaucoup trop dangereux, faut pas déconner non plus. (Ouais j'aime bien me parler à moi-même des fois). Et en même temps, j'ai vraiment l'impression qu'il tourne plus quoi. Seulement je suis en ligne droite, donc j'peux pas vérifier. Donc j'suis quand même un petit peut angoissé, mais j'me dit, de toutes manière, y a un virage qui arrive, j'vais pas tardé à être fixé. Très vite le virage arrive, et effectivement, je m'apperçois que mon volant ne tourne plus. Enfin si, il tourne, mais je suis obligé de forcer dessus comme un malade, limite avec les deux mains comme un mec qui tire sur une corde tu sais. Donc en plus d'être en danger de mort j'ai l'air d'un con. Tu vois j'ai l'impression d'être le titanic quand il arrive sur l'iceberg vous savez. J'aimerais bien tourner mais j'peux pas ! Vous la voyez la scène : Allez ! Vire, bon sang vire ! Aaaaahhh mon dieu on va le toucher ! Vous la voyez hein ? Avec Murdoch qui tourne le volant à fond en renversant son café et tout ! C'est juste après que Jack ait tiré Rose dans la voiture. Ah ça y est ça vous reviens là je suis sûr. Bon, à ça près que le titanic c'est une polo blanche trois portes, que l'iceberg c'est un vulgaire rond point et qu'il n'y a pas eu la moindre relation sexuelle just avant quoi (dommage). Mais bon, avec un peu d'imagination, c'est tout à fait ça. Mettez-y un peu du votre aussi. Eh mais c'est que ma mésaventure devient longue. Du coup, vous ne saurez que la prochaine fois si je suis mort. Le suspens est à son paroxysme.
La suite dans Boulevard de la mort - Partie 2, prochainement sur Comatique !
samedi 5 septembre 2009
La planchérologie est une science exacte
Jeudi, un ami à moi a aménagé dans son nouvel appartement. Un lieu qui va très probablement devenir dans les prochains mois notre nouveau temple officiel en soirée étudiante dans lequel nous multiplierons offrandes et sacrifices au nom de Dionysos, dieu Grec de la vigne, du vin et de ses excès (en gros, le lieu où nous nous murgerons joyeusement la gueule de façon hebdomadaire) (mais je trouvais que ça faisait plus classe de le présenter comme ça). En plus, la vie est vraiment bien faite, puisqu'il a aménagé un jeudi (jour de la prière envers Dionysos). On va pas nous dire que c'est du hazard ça non plus. Enfin bref, tout ça pour dire que cet appart' va devenir un lieu central dans nos vies cette année. Ouais parce que je vous explique, si vous enlevez son jeudi soir à un étudiant, sa vie devient tout d'un coup très vide. Bah oui, que voulez-vous que j'vous dise, on est des étudiants, on se cuite une fois par semaine, c'est comme ça. Oui, c'est vraiment lamentable, je suis d'accord avec vous.
Donc pour fêter l'évènement, l'ami en question nous a invité moi et d'autres, afin de visiter les lieux. Enfin "inviter" c'est vite dit, il n'y avait même pas de chaise, on a dû s'asseoir par terre, à même le sol. Et c'est là que, allonger sur le ventre, je me suis surpris à lire les lignes de son plancher, afin d'y voir l'avenir. Bon j'vous rassure, j'avais bien un gramme, ceci explique cela. Mais bon, j'me suis quand même découvert des talents de planchérologue que je ne soupçonnais même pas. Je me suis ainsi livré à quelques analyses planchérologiques, pour amuser un peu tout le monde :
Analyse n°1: Tiens Vincent, regardes un peu cette auréole sur le sol. On y voit très clairement une forme de semi-losange, qui pointe tout aussi clairement contre le mur Est de la pièce. Et bien ça, en planchérologie, ça veut dire une énorme soirée, dans pas longtemps. D'ailleurs, si on pousse encore plus loin l'analyse, tu peux constater que la partie gauche du dessin de l'auréole est beaucoup plus prononcée que la partie droite du dessin. Ca ça veut dire sans aucun doute que cette soirée aura lieu un jeudi. Je peux même te dire Jeudi 17, à en croire l'espacement entre les traits du plancher. Et tu vois cette petite tâche en forme de lune juste au dessus de l'auréole ? Ca ça veut dire beaucoup d'alcool.
Analyse n°2 : Tenez, regardez un peu cette marque sur le sol. Si on regarde bien, on peut distinguer la forme de deux lettres de l'alphabet. Vous avez vu, on dirait une sorte de A, elle même située à côté d'une marque qui ressemble étrangement à un C. A-C, ça évoque "assez", l'adverbe. "Assez" peut alors évoquer l'adjectif "aseptisant". L'aseptisant qui peut être un liquide. Or, quand on pense liquide, on pense immédiatement à de l'alcool. Conclusion : il y aura beaucoup d'alcool bientôt dans cet appartement ! Ce qui confirme ma première analyse.
Analyse n°3 : Regardez donc cette imperfection du plancher dans le coin de la salle à manger. Si on la regarde de plus haut, on peut très facilement imaginer un feu qui brûle, un feu qui serait contenu dans une sorte de coupe. Nous avons donc là une coupe de feu. C'est donc très clair : ce dessin étant situé dans le coin gauche du la future salle à manger, nous pouvons facilement supposer que bientôt un poste de télévision viendra s'installer à ce même endroit précis, et donc par déduction que Eddy va bientôt regarder "Harry Potter et la coupe de feu" !
Impressionant non ? Je sais. Et il ne m'a pas fallu longtemps pour me dire que je venais peut-être là de mettre le doigt sur quelque chose qui allait révolutionner la science. La planchérologie était peut-être l'avenir, un tournant dans l'histoire de la voyance et même de l'histoire tout court. Et j'me suis aussi dit que si j'arrivais à m'entourer de quelques personnes, on pourrait former une sorte d'entreprise basée là-dessus. On pourrait former une bande d'escrocs de professionnels qui liraient l'avenir des gens dans leur plancher. Et pas seulement ! On s'adapterait à tout les types de sols ! Voici donc, en exclusivité, ma future équipe :
Il y aura d'abord Roger, notre expert en carrelage
(et membre du club des pêcheurs au gros en survêtement).
Ensuite Michel, notre amoureux du parquet
(et également co-fondateur du fan-club de Roland Magdane).
Il y aurait aussi Jean-Guy, notre moquetologue.
(Jean-Guy qui est également gynécologue, d'où son expérience dans le domaine de la moquette).
Mais aussi David Hasselhoff lui-même, qui décryptera vos surfaces les plus rebelles à travers des hamburgers qu'il aura préalablement étalés sur le sol (David vous offre d'ailleurs l'une de ses prestation ici).
Et bah si avec ça je deviens pas riche !
jeudi 3 septembre 2009
Happy Birthday To You
Qui l'eut cru ? Pas moi en tout cas. Même si on avait tenté de me persuader, je l'aurais pas cru. J'aurais dit nan nan nan, impossible. Comme quoi, tout arrive, même le plus improbable. Il y a un an pile, très exactement le 3 Septembre 2008 (qui est aussi le jour de ma fête que tout le monde oublie de me souhaiter chaque année, bande d'ingrats) (sauf cette année, comme par hazard, car des gens malententionnés* me l'ont souhaité, tout ça pour perpetrer un infâme attentat contre mon billet d'anniversaire) (Huons-les tous ensemble: Boouuuuhh !!!) bref, Comatique voyait le jour. Mais ce n'est pas ça le plus étonnant. Le plus étonnant, c'est qu'an an pile après ça, il existe encore. Et ça, on sera tous d'accord pour dire que c'est de la performance mondiale, quand même. Ceux qui me connaissent bien vous le confirmeront, rarement j'ai réussi à tenir un blog aussi longtemps, et j'peux vous dire que j'en ai tenu un bon paquet, croyez-moi. Ah ! Je les entend encore, tout ceux qui n'y croyaient pas, qui me disaient que je perdais mon temps, que je ne tiendrais pas plus de quelques semaines, que les longs projets, ce n'était pas fait pour moi. J'me souviens qu'à l'époque, je ne leur avais rien répondu, vous savez pourquoi ? Bah parce que je pensais comme eux en fait, mais ça il ne le savent pas. Alors ma réponse, la voilà ! Un an mesdames et monsieur, un an !
Bon, oubliez tout ce que je vous ai dit hier. Je déconnais. Hier c'était pas un bon jour. J'avais passé une journée à la con, j'avais mal à la tête, il pleuvait et j'en avais marre de tout. J'étais pire qu'une femme qui coule, c'est pour vous dire. On a tous des journées comme ça de temps en temps, où tout nous fait chier, où on a envie de tout plaquer. J'vais vous dire, ma mère elle est venue me voir à 18h pour me proposer un café, j'ai pris ça comme une agression. Enfin bref, là ça va c'est passé. Pour les retardataires qui n'ont pas lu mon blog hier, je précise que j'avais écrit que j'avais envie de faire une pause. Alors qu'aujour'hui, carrément plus. Donc on va faire comme si rien ne s'était passé, c'est tout. Et si quelqu'un osé un jour en parler à qui que ce soit, je lui pète la gueule. Comme ça au moins, c'est clair. (Ouah, comment vous avez peur)
Un an, vous vous rendez compte ? Et je suis toujours là. Un petit rappel des stats s'impose. Un an, c'est 41 articles, 97 commentaires, et 3700 visiteurs. Je suis d'accord avec vous, ça fait pas super lourd. En même temps, c'est la première année, on peut pas tout donner d'un coup non plus. Mais je suis d'accord avec vous quand même. Faut pas s'étonner non plus : sur les trois derniers mois, j'étais sur un rythme de 3 articles par mois. J'vais pas venir gueuler maintenant. Mais ça, c'est à cause de ma manie de faire des articles longs comme la jambe d'Usain Bolt. Y a pas à chier, va falloir que je publie plus souvent à l'avenir. C'est pourquoi j'annonce officiellement un changement cette année ! Désormais, les articles seront plus courts, mais plus nombreux. D'façon comme on dit, c'est pas la taille qui compte. Et puis, quand il y en a plusieurs, ça compense. Hein mesdames ? Attention, j'dis pas qu'il n'y aura pas de temps en temps des supers longs articles. Mais ils seront plus rares. Donc ça y est, ce petit réglage accompli, nous voilà parti pour la saison 2 de Comatique. Et j'aime autant vous dire, j'suis en forme, et vous allez en prendre plein la gueule.
*= Mathilde, Alexis, Aurélie.
mardi 25 août 2009
On s'en branle
Je ne vous apprend rien si je vous dit que je ne suis pas le top du top en matière de publication, ça vous l'aviez déjà remarqué (ou alors je vous aime). Ici, les articles c'est au moins aussi rare qu'une intervention intelligente d'un député de droite à l'assemblée nationale : une fois de temps en temps et encore, les jours de grande forme. Et j'avoue que je commence un peu à culpabiliser de cet état de fait. C'est vrai quoi, que dois-je dire aux milliers dizaines quelques visiteurs qui visitent mon blog chaque jour et qui n'y découvrent absolument rien de nouveau ? Que vont-ils penser de moi à force ? Si ça s'trouve, certains d'entre eux se démènent pour avoir un misérable accès à internet depuis leur lieu de vacances juste pour visiter mon blog, et tout ça pour que dalle car il n'ont même pas un petit article à se mettre sous la dent. Non non et non, ça ne peut plus durer comme ça, j'ai trop honte. Ca va un moment de mettre des nouvelles chansons dans le lecteur, de poster des vidéos ou user de tout autre stratagème de branleur pour éviter de faire un article. Vous n'êtes pas dupes (enfin, pas tous). Tout ça pendant que les autres publient, publient et republient. Un jour, je le sais (je le sent !) vous allez me déclencher une révolution sans préavis. D'ailleurs, ça a déjà commencé : la dernière fois l'un d'entre vous a dit de moi (à raison) que j'étais une feignasse. Ca sent le souffre, c'est moi qui vous le dit. Alors pour éviter une catastrophe mondiale de niveau 4, j'ai décidé de publier un peu plus souvent. Comment ? Non, pas en faisant des articles plus courts (je suis beaucoup trop fier pour changer mes habitudes), mais en en faisant des moins bien. Bah oui, que voulez-vous, on peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et se taper la crémière non plus. Donc voilà, nouvelle catégorie : On s'en branle, dans laquelle je vous déballerai ma vie de temps en temps, n'importe comment. Ouais, je sais, j'le faisais déjà ailleurs, pas la peine de me le rappeler. Mais là je vais vous raconter que des trucs pas intéressant et à chier(attendez, qui vient de dire que je le faisais déjà ailleurs ??). Un peu comme un vieux quoi. Si, ils font ça les vieux, la prochaine fois vous regarderez. Tant pis, fallait pas me chercher.
- Mardi, mes parents m'ont appelé pour me demander si je voulez aller jeudi avec eux et des amis à La Récré des Trois Curés (un parc d'attraction Brestois. Je précise pour les non-Bretons qui ont cru qu'on me proposait d'aller faire je ne sais quoi dans une Eglise avec des curés) (ne soyons pas ridicules). J'ai voulu faire le gars super-overbooké, genre ministre de l'intérieur qui consulte son agenda pour trouver un créneau, en répondant que je ne savais pas trop, que peut-être mercredi soir je serais réquisitionné par des amis pour faire une soirée et que je rentrerais beaucoup trop tard pour être opérationnel le lendemain car je serais trop fatigué (traduction : peut-être que je vais prendre une méga-murge mercredi avec des potes et que je passerai mon jeudi dans un coma profond). Alors qu'en vérité, j'me faisais chier comme un rat crevé depuis 10 jours et que j'avais bien envie d'aller avec eux. Résultat, pensant que je n'avais pas envie de les suivre, ils sont finallement allés au parc sans moi le vendredi car ça les arrangeaient plus. Problème : je travaille le vendredi. Je me suis donc fais chier non seulement le mercredi soir (personne ne m'a réquisitionné) et le jeudi (j'étais pas dans un coma profond du coup) mais aussi le vendredi (j'étais tout seul pendant que les autres s'éclataient). C'est ce qui s'appelle l'avoir bien profond.
- L'autre matin, je suis allé boire un chocolat dans un café. Je me suis dit que l'inverse était impossible, à savoir boire un café dans un chocolat.
- Je suis parti en week-end et j'ai perdu mon chat. Ce petit saligo a profité que nous avions le dos tourné vers le barbecue pour ce barrer du terrain sur lequel on campait. Nous nous sommes rendus compte de sa disparition seulement au bout d'une demi-heure. Nous avons alors pensé à une fugue, vu qu'il avait l'air super enervé contre nous le matin. et qu'en plus il est en pleine crise d'ado. Puis nous sommes partis à sa recherche, et au bout d'une heure d'investigation nous avons retrouvé sa laisse et son collier à l'entrée d'un champs de maïs. Nous nous sommes mis alors à développé la thèse d'un enlèvement. Le coupable était tout désigné : le mysterieux camping-car qu'on a vu faire des aller-retour dans la rue durant toute la matinée. On s'est aussi dit que mon chat s'était peut-être tout simplement caché dans le champ de maïs dans lequel il se serait ensuite perdu (c'est très dur de se repérer dans un champs de maïs, même pour un chat, faut pas croire). L'effroyable image de la moissoneuse batteuse qui n'allait pas tarder à raser le champs nous a alors tous traversé l'esprit. Puis un voisin a stoppé net nos fantasmes en nous indiquant, au bout de trois heures d'angoisse et d'inquiétude, que mon chat était dans son jardin, juste derrière une haie. Ce con avait juste eu envie d'aller voir son chien pour je ne sais quelle raison. Tout est bien qui fini bien, donc.
- L'autre jour, je suis arrivé sur mon lieu de travail avec la tête profondément encrée dans mon derrière (dans le cul quoi). J'ai dis bonjour à mes collègues, une bise par là, un serrage de main par ici, un deuxième serrage de main, une nouvelle bise, une troisième bise, un nouveau serrage de main etc... Puis le drame : je tend la joue à un supérieur, devant tout le monde. La honte. Mais c'était sûr, ça devait m'arriver. A l'avenir, penser à prendre trois doses d'expresso avant d'aller travailler, merci.
- J'ai enfin acheté mes billets de tain pour aller voir Mylène Farmer en concert au stade de France, dans trois semaines. Mon manque de volonté pour aller les acheter plus tôt m'aura vallu une facture s'élevant à 117€. J'ai un peu fait la gueule. Puis un ami m'a dit "Mais c'est pas grave, dis-toi que ce prix, c'est pour vivre quelque chose d'inoubliable, dont tu te souviendras toujours !". Tu m'éttones ! 117€ le train, 140€ le billet de concert et 120€ d'hôtel, j'peux te dire que j'm'en souviendrai !
Voilà ! Et la prochaine fois, je vous raconterai encore d'autres histoires, encore plus passionnantes que celles-là ! Bien fait pour vous.
mercredi 12 août 2009
Ca m'énerve !
Il arrive fréquemment dans la vie d'un être humain normal comme vous et moi d'avoir un truc qui nous reste en travers de la gorge et qui nous casse les couilles. Un truc qui nous énerve tellement que ça nous brûle le bas du ventre, à tel point qu'on a envie de s'ouvrir le bide, de s'arracher les intestins, de les claquer de toutes ses forces par terre et de sauter dessus à pieds joints en hurlant à la terre entière la profonde haine qui nous anime. Il arrive fréquemment dans la vie d'un être humain normal comme vous et moi d'avoir envie de dégueuler littéralement sur quelque chose ou quelqu'un, histoire de de défouler un peu et de se libérer l'esprit. Et bien accrochez-vous, ce moment de la vie d'un être humain normal comme vous mais surtout moi, c'est maintenant.
Alors voyez-vous, ça fait maintenant 11 mois que ce blog existe (putain, déjà 11 mois) et j'ai l'impression que depuis 11 mois, on a beaucoup rigolé tous ensemble. C'est vrai hein ? Moi je trouve qu'on a pas mal déconné. Je me suis marré à écrire des conneries (et croyez-moi, j'ai pas fini !) et normalement de votre côté, en tout cas je l'espère sinon mon blog n'a plus qu'à se coller une balle dans la tête, vous vous êtes marrés à les lire. Et moi je pense que des fois dans la vie, il faut savoir s'arrêter deux secondes et redevenir sérieux. Si, c'est vachement important, croyez-moi. Sinon on ne peut pas s'en sortir. Moi je dis que des fois, il faut savoir dire les choses, poser ses couilles sur la table et parler franco. "Poser ses couilles sur la table" qui, au passage, est une expression que je n'ai jamais vraiment comprise. C'est vrai quoi, comment tu peux faire pour poser tes couilles sur une table ? A part en s'allongeant dessus à poil sur le ventre, je vois pas ! Ou alors en les mettant juste sur le rebord en fléchissant un peu les genoux, mais bon j'vois pas trop l'intérêt. En plus, c'est vachement froid une table, ça doit être désagréable. Ou alors, si on réfléchit encore plus, solution plus radicale, on peut carrément se couper les couilles avec un ciseaux et les poser directement sur la table avec ses mains, mais là ce serait vraiment trop dégueulasse. Enfin bref, j'sais pas pourquoi je suis en train de vous parler de tout ça moi. Donc je disais, ouais, moi je dis qu'à un moment il faut arrêter la déconnade juste 5 minutes, et parler sérieux. Et bien c'est aujourd'hui ! J'vous le dit cash : si vous vouliez rigoler, c'est pas le bon article. Il faudra repasser un autre jour. Bah ouais je sais, mais c'est comme ça. J'me suis dit quit à pousser une gueulante, autant le faire ici, devant vous. C'est vrai quoi, pourquoi pas ? Après tout, ça sert aussi à ça, un blog. Bah ouais, carrément même.
Donc aujourd'hui, j'ai décidé de libérer la colère qui était en moi, en vous parlant d'une certaine catégorie de gens qu'on a tous, personne ne peut y echapper, c'est fatal, dans notre entourage. Alors ça, l'humanité est formelle là-dessus, vous ne pouvez pas éviter ce genre de personne. Vous en avez forcément plusieurs soit dans les amis, soit dans la famille, soit dans les collègues de boulot ou à défaut, dans vos simples connaissances. Je veux bien evidemment parler de cette catégorie de gens qui arrivent, je ne sais pas comment, à concentrer en eux tout ce que l'humanité a de mauvais. Je sais pas comment vous les présenter plus explicitement que ça ! Des connards quoi. Des enfoirés aussi. Des enculés si vous voulez oui, on va pas faire toute la liste des gros-mots non plus, mais ils marchent tous de toutes façons. Ces personnes, et là vous êtes complètement d'accord avec ce que je vous disais toute à l'heure, vous avez remarqué, on ne peut pas ne pas en connaître. Il y en a forcément deux ou trois qui traînent dans votre entourage, c'est la règle. Et même si vous arrivez à vous en débarasser, tout de suite il y en a deux ou trois qui débarquent et qui les remplacent. C'est frustrant hein ? Alors, vous les avez reconnus, mais j'vous les présente quand même : en général ce sont des gens qui ne pètent pas plus haut que leur cul, qui se croivent supérieurs à l'ensemble de la race humaine, qui vous regardent toujours de haut, qui parlent tout le temps dans votre dos après bien sûr vous avoir déployé leur plus beau sourire bref, des gens qui se prennent pour des maîtres de l'univers, alors qu'en réalité ils ne sont que des merdes posés sur un trotoir sur lequel on est en train de marcher, qu'on essaye désespérement d'éviter, et que dans un moment d'inattention, on a marché dessus, et qu'ils se sont alors incruster dans les rainures les plus profondes de notre chaussure, et qu'on a beau frotter notre pied sur le bitume, dans l'herbe ou dans un caniveau, ça veut pas partir, alors vous êtes obligés de vous résoudre à vivre avec pendant un moment. (record du nombre de virgule en une phrase battu : 15) Vous les avez hein ? On en a tous plein !
Et ben moi, la dernière fois que j'ai été emmerdé par ce genre d'individu, j'vais vous le dire franchement, c'était samedi d'il y a une semaine lors d'une soirée avec des copains. Alors je vous plante le décor : un lieu sympa, un programme sympa, des gens sympa bref, une soirée super sympa SAUF que sur les 20 invités, forcément il y en a deux que vous aviez surtout pas envie de voir. Il y en a même un des deux que vous ne pouvez pas piffrer. Mais bon, il est bien là, bien décidé à pourrir votre soirée, quel qu'en soit le moyen. Donc ca fait 10%. C'est le quota. Alors ils sont générallement très faciles à reconnaître. Par exemple à ma soirée, c'était les deux seuls qui se faisaient chier. D'ailleurs, si vous regardez les photos, à chaque fois ils ont les bras croisés, les mains dans les poches, ils décrochent pas un seul sourir... Y a même des fois où y a un découpage naturel entre eux et nous sur la photo, c'est pour te dire ! Franchement, tu te demandes ce qu'ils sont venus foutre ici, sérieusement ! Tu te dis qu'ils auraient été mieux chez eux, enroulés dans une couverture bien chaude devant un bon DVD. Parce que ça, c'est un peu notre défaut à nous, on a toujours des petites arrières pensées gentilles. On se dit tiens peut-être ce soir ça va être différent, peut-être qu'ils vont être sympas, qu'on va pouvoir se parler et s'entendre, peut-être même qu'on va pouvoir rigoler ensemble. Et au final, on se fait toujours enculer. Vous avez remarqué hein ? Tou-jours ! Dès qu'on a le dos tourné, à la première occasion, ils en profitent pour balayer vos illusions et vous planter un poignard dans le cul. Ca loupe jamais. Par exemple, lors de ma soirée, dès que j'ai plus été dans les environs, ça y est j'en ai pris plein la gueule par un des deux dont je vous parlais plus haut. Un vrai connard celui-là, puisse tout les connards se prosterner devant lui. J'ai même pas envie de vous en parler tellement... Hein ? Bon d'accord. C'est un mec tu vois, on se connaît pas du tout lui et moi. On a dû se voir deux fois dans notre vie (déjà beaucoup trop, j'en convient). On s'est jamais parlé, on a dû s'échanger au maximum 4 mots en tout et pour tout, mais il réussi quand même à balancer des saloperies sur moi. Alors ça, c'est un principe de base, ces gens là, ils ne vous connaissent jamais. C'est toujours des gens dont vous vous en branlez complet, que vous avez surtout pas envie de fréquenter. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils balancent des saloperies sur vous, parce que ils vous connaissent carrément pas, et aussi parce qu'ils sont complètement cons. Alors ça, c'est le deuxième principe de base : ces gens là, ils sont plus cons que tout les autres réunis. Tu vois par exemple là, je suis en train de me faire chier à écrire un article sur cette soirée, et bien tu sais, si jamais la personne que je vise très clairement dedans venait à le lire (on ne sait jamais). Et bah je suis pas sûr qu'il le comprendrait. Hormis bien sûr le passage où je parle de couilles au début, franchement, ah bah j'sais pas si il le comprendrait. Nous, sans aucun effort, mais lui ? Ce qui nous mène à notre troisième et dernier principe de base : ces gens-là, on a absolument rien à leur envier. Même si on cherche beaucoup beaucoup beaucoup. On trouvera jamais rien chez eux de mieux que chez nous. Pourtant eux, c'est tout le contraire. Ils pensent qu'ils sont mieux que l'intégralité de la planête. Alors qu'en fait pas du tout. Tiens regarde, pour en revenir à mon connard de samedi dernier, si tu demandais à tout les autres invités ce qu'ils pensaient de lui, ils te répondaient tous "Lui ? Bouorf... Un pov'con. En tout cas s'il ne l'est pas il en a l'aspect", alors que lui au même moment il t'aurait répondu qu'il était génial, parce qu'il savait pousser un petit sur un vélo et plier une tente Queshua (pas comme lui, là). Et pour se persuader de ça, il aurait demandé à sa copine juste à côté "Est-ce que je suis génial ?". Elle lui aurait bien entendu confirmé "Oui, tu es génial, mon namour". Suite à quoi il t'aurait ensuite dit "Tiens, tu vois, je suis génial". (c'est très con à comprendre les gens comme ça) Et c'est vrai que quand t'as un mec comme ça en face de toi, t'as bien envie de lui dire "Tu sais, si tu te fais chier, tu peux toujours t'amuser à compter avec tes doigts le nombre de personne ici qui t'apprécie. Je te rassure, t'auras assez avec une seule main. Et quand t'auras fini, tu pourras ensuite t'amuser à compter le nombre de fois que ta copine t'as trompé, là par contre, t'auras pas assez avec tes mains, mais si tu veux je te prête les miennes, connard !".
Ah... Ca fait du bien. C'est sympa un blog quand même hein ? On peut venir comme ça, et débaler ce qu'on pense. Après on se sent tout léger, un peu comme quand on sort des toilettes après avoir vomi 1,5 litre de vodka, sous les applaudissements de ses amis. D'ailleurs ça c'est un conseil que j'vous donne, il faut jamais hésiter à débaler sa merde. Par n'importe quel moyen, on se sent trop bien après. Moi on me l'a interdit de le faire en live à ma soirée, alors je l'ai fait ici, mais c'est pas plus mal de le faire en direct aussi. Tiens regarde, je te donne un exemple : l'autre jour, un certain 24 juin, y a pas un enculé qui m'appelle pour me souhaiter mon anniversaire alors que j'ai appris que quelques semaines plus tôt il avait parlé dans mon dos ? Alors j'vais vous dire comment j'ai réagi : dès que ça a été à moi de parler , un petit mot gentil : va te faire enculer. Ca tu vois, c'est une réaction cool. Juste une petite phrase pour régler la situation, et on en parle plus. Après, on peut recommencer à vivre normalement, on peut recommencer à déconner. Tiens d'ailleurs, c'est reparti !

Trois devinettes maison, à emporter ! Nan c'est rien, ça me fait plaisir.
* * *
Que font deux vieux avant de faire l'amour ?
Ils cassent la croûte.
Qu'est-ce qui passe par la tête d'un homme qui se jette du 10eme étage ?
Sa colone vertébrale.
Comment on appelle une pute qui suce pas ?
On l'appelle pas.
* * *
Merci à Eddy, fournisseur officiel de blagues consternantes.

















